Les tamales sont des petits pains de pâte de maïs, garnis puis cuits à la vapeur dans une feuille de maïs ou de bananier. Au Mexique, on les mange au petit-déjeuner, on les achète dans la rue à des vendeurs à vélo et on les prépare par dizaines pour les fêtes. Voici la recette telle qu'on la fait là-bas, les tamales de chaque région et où les goûter.
Recettes recensées
370 à 500
selon les sources officielles mexicaines
Pour 20 tamales
1 kg
de farine de maïs nixtamalisé
Jour des tamales
2 février
la Candelaria, mardi 2 février en 2027
L'essentiel en un coup d'œil
- Trois éléments : une pâte de maïs nixtamalisé battue au saindoux, une garniture en sauce, une feuille qui ne se mange pas.
- Le secret de la recette : battre la pâte longtemps, jusqu'à ce qu'une boule flotte dans un verre d'eau.
- La cuisson : 60 à 75 minutes à la vapeur, debout. Un tamal est cuit quand la pâte se détache de la feuille.
- Feuille de bananier dans le Sud (Oaxaca, Yucatán, Chiapas), feuille de maïs dans le centre et le Nord.
- En France, feuilles de maïs et harina para tamal se trouvent dans les épiceries latino, autour de 11 € les 60 feuilles.
Qu'est-ce qu'un tamal ?
Un tamal tient en trois couches. La masa, d'abord : une pâte de maïs nixtamalisé, c'est-à-dire cuit dans une eau à la chaux, comme pour les tortillas, battue avec du saindoux et du bouillon jusqu'à devenir légère. Le relleno ensuite, la garniture : porc au piment rouge, poulet en salsa verde, lanières de piment poblano au fromage, mole, ou fruits et sucre pour les tamales sucrés. Enfin l'enveloppe, feuille de maïs séchée (le totomoxtle) ou feuille de bananier, qui protège la pâte pendant la cuisson à la vapeur.
La texture n'a rien d'une polenta ni d'une semoule : on est entre le pain vapeur et un cake salé très moelleux. On défait la feuille, on la laisse de côté et on mange la pâte avec un peu de salsa ou de crème. Au Mexique, le tamal se prend surtout le matin, avec un atole, boisson chaude et épaisse à base de maïs, ou le soir en dîner simple. Deux tamales font un repas copieux.
C'est l'un des plus vieux plats de la cuisine mexicaine, et sans doute le plus décliné : les sources officielles mexicaines parlent de 370 à plus de 500 recettes, sans qu'aucun registre ne fasse foi. Chaque région, souvent chaque famille, a les siennes.
La recette authentique des tamales
La recette de base est celle des tamales rojos de porc, les plus répandus dans le centre du Mexique. Comptez une demi-journée, dont près de deux heures de cuisson de la viande et 1 h 15 de vapeur : au Mexique, on fait les tamales en grande quantité et à plusieurs, c'est la tamalada. Les quantités ci-dessous donnent une vingtaine de pièces.
Les ingrédients pour 20 tamales
- Pour la pâte : 1 kg de harina para tamal ou de masa harina (farine de maïs nixtamalisé), 300 g de saindoux à température ambiante, environ 1 litre de bouillon de cuisson du porc, tiède, 1 cuillère à soupe de sel, 1 cuillère à soupe de levure chimique.
- Pour la garniture : 1,2 kg d'épaule ou d'échine de porc, 1 oignon, 4 gousses d'ail, 2 feuilles de laurier, 8 piments guajillo et 3 piments ancho séchés, une pincée de cumin, sel.
- Pour monter : une trentaine de feuilles de maïs séchées (il en faut plus que de tamales : certaines se déchirent, d'autres tapissent le panier).
- Matériel : un robot pâtissier ou un batteur électrique, un grand cuit-vapeur ou une marmite haute avec une grille.
| Recette | Saindoux | Bouillon | Rendement annoncé |
|---|---|---|---|
| Excélsior, quotidien mexicain | 250 g | 1 à 1,25 L | 25 tamales |
| Recette française n° 1 | 350 g | 0,8 L | 20 tamales |
| Recette française n° 2 | 365 g | 1,25 L | 16 tamales pour 300 g de farine |
| Notre base | 300 g | environ 1 L, à la texture | 20 tamales |
Le saindoux représente donc 25 à 37 % du poids de la farine selon les cuisiniers. En dessous, la pâte est sèche et compacte. Le bouillon, lui, s'ajuste à l'œil : la farine n'absorbe pas la même quantité d'une marque à l'autre.
Étape 1 : la garniture, la veille ou le matin
- Cuire la viande. Couvrez le porc d'eau froide avec l'oignon, 2 gousses d'ail, le laurier et du sel. Laissez frémir environ 2 heures, jusqu'à ce qu'il s'effiloche à la fourchette. Gardez le bouillon : il servira pour la pâte.
- Préparer la sauce. Ouvrez les piments séchés, retirez queues et graines, faites-les tremper 20 minutes dans de l'eau très chaude. Mixez-les avec 2 gousses d'ail, le cumin et un peu de bouillon, puis passez la sauce au tamis.
- Mijoter. Faites revenir la sauce 10 minutes dans une cuillère de saindoux, ajoutez la viande effilochée, salez. La garniture doit être nappée, pas liquide.
- Laisser refroidir complètement. Une garniture chaude fait fondre la pâte au montage.
Étape 2 : tremper les feuilles
- Plonger les feuilles de maïs dans un grand saladier d'eau chaude, lestées d'une assiette pour qu'elles restent immergées, 30 minutes à 1 heure. Elles doivent redevenir souples : une feuille sèche se fend au pliage.
- Les égoutter et les éponger juste avant le montage, côté lisse vers vous.
Étape 3 : battre la pâte
- Fouetter le saindoux seul 3 minutes à vitesse moyenne, puis 2 minutes un cran au-dessus, jusqu'à ce qu'il devienne blanc et mousseux. Jamais à vitesse maximale : l'échauffement fait fondre le gras, qui ne retient plus l'air.
- Mélanger la farine avec le sel et la levure.
- Incorporer en alternance la farine et le bouillon tiède, en commençant et en finissant par la farine. Un bouillon chaud ferait fondre le saindoux.
- Battre encore 10 minutes. La pâte doit être souple, s'étaler comme une pâte à tartiner un peu ferme et ne plus coller aux doigts. Goûtez : elle doit être bien salée, la vapeur l'adoucit.
- Faire le test du verre d'eau. Déposez une petite boule de pâte dans un verre d'eau froide. Si elle flotte, la pâte est assez aérée. Si elle coule, battez encore quelques minutes. C'est un repère de cuisinière plus qu'une règle : fiez-vous aussi à la légèreté de la pâte.

Étape 4 : monter les tamales
- Étaler la pâte sur la partie large de la feuille, sur 5 mm d'épaisseur environ, en couvrant les deux tiers de la surface : laissez 2 à 3 cm libres sur les côtés et une bonne marge côté pointe. Une couche épaisse ne cuit pas à cœur. Gardez le reste de la pâte sous un linge humide pendant le montage, elle sèche vite.
- Garnir d'une cuillère à soupe bien pleine de viande au centre, sans la mettre sur les bords.
- Plier : rabattez un côté long puis l'autre pour que la pâte enveloppe la garniture, puis repliez la pointe vers le dessous. Le haut reste ouvert. Une lanière de feuille peut servir de lien si le tamal s'ouvre.
Étape 5 : cuire à la vapeur
- Préparer la marmite : de l'eau sous la grille, sans qu'elle touche les tamales, et quelques feuilles sur la grille. Beaucoup de cuisinières mexicaines glissent une pièce de monnaie au fond : tant qu'elle tinte, il reste de l'eau.
- Ranger les tamales debout, ouverture vers le haut, serrés mais sans les tasser. Couvrez de feuilles, d'un torchon puis du couvercle.
- Cuire 60 à 75 minutes à feu moyen, en ouvrant le moins possible et en rajoutant de l'eau chaude si besoin. Commencez à vérifier après 45 minutes.
- Tester : sortez un tamal, laissez-le tiédir une minute et ouvrez-le. Si la pâte se détache seule de la feuille, ferme mais tendre, c'est cuit. Si elle colle, remettez 15 minutes.
- Laisser reposer 5 à 10 minutes, feu éteint, couvercle fermé. La pâte se raffermit et se décolle mieux.
Servez avec une salsa verde, de la crème, de l'oignon et de la coriandre, et un atole ou un café de olla au petit-déjeuner. Les tamales se réchauffent à la vapeur, qui leur rend leur moelleux mieux qu'un micro-ondes.

Les erreurs qui ratent des tamales
- Une pâte pas assez battue : le tamal sort lourd et compact. C'est l'erreur la plus fréquente, et la raison du test du verre d'eau.
- Un saindoux fondu, par un batteur à pleine vitesse ou un bouillon trop chaud : la pâte devient grasse et ne lève plus.
- Trop de pâte : au-delà de 5 mm, le cœur reste cru après 1 h 30 de vapeur.
- Des feuilles pas assez trempées, qui se fendent et laissent fuir la pâte.
- Une garniture chaude ou trop liquide, qui détrempe la pâte et coule au fond de la marmite.
- Des tamales couchés ou tassés : la vapeur ne circule pas, la cuisson est inégale.
- Une marmite à sec, ou de l'eau qui touche les tamales : ils brûlent dans un cas, se gorgent d'eau dans l'autre.
- Le mauvais maïs : polenta, semoule ou épis de maïs doux mixés ne donnent pas un tamal. Certaines recettes en ligne en proposent : sans maïs nixtamalisé ni vapeur, ce n'est pas le plat mexicain.
Les autres garnitures classiques
La même pâte sert à presque tout. Les tamales verdes se garnissent de poulet effiloché dans une salsa de tomatillos, piment vert et coriandre. Les tamales de rajas, végétariens, de lanières de piment poblano grillé avec du fromage frais ou de l'Oaxaca. Les tamales de mole reprennent le poulet en mole poblano ou en mole negro. Les tamales dulces, enfin, ont une pâte sucrée, souvent colorée en rose, avec des raisins secs ou de l'ananas : on les cuit un peu moins longtemps, 40 à 60 minutes.
Pour une version végétarienne ou vegan, une matière grasse végétale neutre remplace le saindoux. La pâte reste bonne, un peu moins aérienne.
Pour apprendre avec une cuisinière, à Mexico, un cours entier est consacré au tamal : on prépare la pâte et plusieurs garnitures, puis on déguste toute la fournée.
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Les tamales régionaux du Mexique
Plus on descend vers le sud, plus la feuille de bananier remplace la feuille de maïs, et plus les tamales s'aplatissent et s'élargissent. Le centre et le Nord restent fidèles au totomoxtle. Voici les dix tamales régionaux les plus connus, numérotés comme sur la carte.
Feuille de maïs
Feuille de bananier
L'une ou l'autre
1.Mexico : verdes, rojos, rajas et dulces
Les tamales de la capitale sont les tamales « de base » : feuille de maïs, forme allongée, et quatre garnitures qu'on retrouve sur tous les chariots, verde, rojo, rajas con queso et dulce rose. C'est aussi à Mexico qu'on les mange en guajolota, un tamal glissé dans un petit pain, avec un atole : le petit-déjeuner le plus roboratif du pays.
2.Tamales oaxaqueños
Plats, larges et enveloppés dans une feuille de bananier, qui leur donne une pâte plus humide et fondante. La garniture classique est le poulet ou le porc en mole negro, mais Oaxaca les fait aussi au mole amarillo, au mole verde, au chepil (une herbe locale) et, dans certains villages, à l'iguane. À Mexico, « oaxaqueño » désigne un peu tout tamal en feuille de bananier. Notre guide d'Oaxaca détaille la ville et ses marchés.

3.Tamales colados du Yucatán
La pâte est délayée puis passée au tamis (colada) et cuite avant le montage, ce qui donne une texture presque crémeuse, très différente du tamal du centre. Garniture de poulet effiloché, sauce tomate par-dessus, feuille de bananier. On trouve aussi des tamales de masa colada au Tabasco.
4.Mucbipollo, le tamal géant du Yucatán
Un tamal en forme de tourte, garni de poulet et de porc à l'achiote, enveloppé de feuilles de bananier et traditionnellement cuit dans un four creusé dans la terre, le pib. Il se prépare pour le Hanal Pixán, la fête des morts maya, fin octobre et début novembre, pour l'autel et la table familiale.
5.Tamal de chipilín, Chiapas et Tabasco
Le chipilín est une petite légumineuse aux feuilles vertes, au goût d'herbe fraîche, mélangée directement dans la pâte. Le tamal s'enveloppe selon les familles en feuille de maïs ou de bananier, souvent avec du fromage frais.
6.Zacahuil, le tamal de la Huasteca
Un seul tamal pour toute une fête, qui peut atteindre 3 mètres et 50 kilos. Pâte de maïs grossièrement moulu, porc en adobo de piments, plusieurs couches de feuilles de bananier, et une cuisson de toute une nuit dans un four en terre, aux braises. On le trouve dans la Huasteca, région à cheval sur San Luis Potosí, le Veracruz, le Tamaulipas et l'Hidalgo, où il se vend à la part.
7.Tamal en spirale du Veracruz
Roulé en spirale, enveloppé d'une feuille d'avocatier puis d'une feuille de bananier, qui le parfume d'une note anisée. On le prépare notamment pour l'autel du Día de Muertos, au Veracruz et jusqu'au Querétaro.
8.Uchepos du Michoacán
Le nom vient du purépecha. Pas de farine ici : les uchepos se font avec du maïs frais (elote) moulu avec du lait ou de la crème et un peu de sucre, enveloppés dans des feuilles vertes de maïs. Doux, tendres, ils se servent avec de la crème et du fromage, ou une sauce tomate. Au Chiapas, leurs cousins s'appellent pictes. Certains Michoacanos refusent d'ailleurs de les ranger parmi les tamales.
9.Corundas du Michoacán
Petites, triangulaires ou en forme de pyramide, enveloppées dans une longue feuille de maïs pliée plusieurs fois. La pâte se fait avec du tequesquite, un sel minéral naturel, et contient souvent du fromage ou des légumes. On les sert avec de la crème et une sauce tomate, parfois avec du porc en sauce.
10.Tamal de muerto queretano
Pâte de maïs bleu ou noir, garniture en adobo de piment ancho ou mulato, feuille de maïs. Comme son nom l'indique, c'est un tamal des fêtes des morts, au Querétaro et au Guanajuato.
Et ailleurs : les tamales surprenants
| Tamal | État | Ce qu'il a de particulier |
|---|---|---|
| Canarios | Puebla | Sucrés, aux raisins secs |
| Tamales de cacao | Hidalgo | Pâte au cacao |
| Tamales de ceniza | Guanajuato | Maïs nixtamalisé à la cendre |
| Tamales de nata | Durango | À la crème de lait et aux amandes |
| Piña con rompope | Aguascalientes | Ananas et liqueur aux œufs |
| Limón con chilacayote | San Luis Potosí | Citron et courge confite |
| Barbones | Sinaloa | Aux crevettes |
| Tamal nejo | Fêtes des morts | Noir, maïs nixtamalisé aux cendres |
Où manger des tamales au Mexique
À Mexico, dans la rue, le matin
Pas besoin de chercher une adresse : à Mexico, les tamaleros s'installent tôt le matin aux sorties de métro, près des marchés et des bureaux, avec leur grande marmite en aluminium, souvent sur un vélo. Le soir, d'autres passent dans les quartiers résidentiels en diffusant au haut-parleur le célèbre « ricos tamales oaxaqueños ». On choisit sa garniture, on prend un atole, et on demande « una guajolota » pour avoir le tamal dans un petit pain. L'origine de la guajolota fait débat, entre Tulancingo, dans l'Hidalgo, et Puebla.

Pour goûter les tamales des marchés de la capitale avec un guide, une visite culinaire de La Merced et de Sonora, les deux grands marchés populaires du centre, fait le tour des étals de cuisine de rue.
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La Feria del Tamal de Coyoacán, fin janvier
La plus grande fête du tamal du pays se tient chaque année autour de la Candelaria au Museo Nacional de Culturas Populares, avenue Hidalgo 289, à Coyoacán. L'édition 2026 a duré du 29 janvier au 2 février, de 11 h à 19 h, entrée libre. Selon la mairie de Coyoacán, elle a réuni 45 exposants, plus de 100 000 visiteurs en cinq jours, et plus de 120 000 tamales étaient prévus : tamales d'Oaxaca, du Sonora et du Yucatán, versions au miel ou aux chapulines (sauterelles grillées). Les dates de 2027 ne sont pas encore annoncées ; attendez-vous à la même période, fin janvier et début février.
À Oaxaca, au marché
Au marché 20 de Noviembre, dans le centre historique, les fondas familiales servent des tamales de mole negro et de mole amarillo à petit prix, à côté des allées de viande grillée. Le matin, on trouve aussi des vendeuses avec leurs paniers devant les églises et dans les parcs.
Au Yucatán, pour le Hanal Pixán
Le mucbipollo se vend dans les boulangeries et les marchés de Mérida et des villages du Yucatán à la fin octobre, pour les fêtes des morts. Le reste de l'année, les tamales colados se trouvent dans les marchés et chez les vendeurs du matin.
Dans la Huasteca et au Michoacán
Le zacahuil se vend à la part sur les marchés de la Huasteca, et se commande entier pour les fêtes. Uchepos et corundas sont, eux, partout au Michoacán, dans les marchés et les petits restaurants de Morelia et de Pátzcuaro.
Le 2 février, jour de la Candelaria et des tamales
Tout commence le 6 janvier. Pour l'Épiphanie, les Mexicains partagent la rosca de Reyes, une couronne briochée qui cache une ou plusieurs figurines de l'Enfant Jésus, le niño Dios. Celui qui tombe dessus devient le parrain ou la marraine de l'enfant et prend un engagement : offrir les tamales et l'atole à toute la tablée le 2 février.

Le 2 février, l'Église fête la présentation de Jésus au Temple, quarante jours après Noël, et bénit les cierges : c'est la Chandeleur, la Candelaria. Les familles portent à la messe leur Enfant Jésus, habillé pour l'occasion, puis se retrouvent autour des tamales. Selon l'historienne Johanna Broda, la date a recouvert une fête mexica du mois d'Atlcahualo, consacré à Tláloc, dieu de la pluie, au moment où l'on bénissait le maïs des semis.
La fête se vit avec le plus de ferveur à Tlacotalpan, au Veracruz, avec sa procession sur le fleuve, à Huaniqueo, au Michoacán, et dans le quartier de La Candelaria, à Coyoacán. En 2027, la Candelaria tombe un mardi. Ceux qui veulent voir d'autres grandes fêtes religieuses peuvent lire notre page sur la Vierge de Guadalupe, célébrée le 12 décembre.
Origine : un plat préhispanique
Le mot vient du nahuatl tamalli, « enveloppé ». L'âge exact du plat est discuté : certaines hypothèses remontent jusqu'à 5000 ans avant notre ère, sans preuve directe. Le témoignage le plus ancien est une fresque de San Bartolo, au Guatemala, datée d'environ 100 avant J.-C., où des spécialistes de l'écriture maya reconnaissent des tamales offerts. Le Codex de Dresde, l'un des trois livres mayas conservés, mentionne des tamales d'iguane, de dinde, de cerf et de poisson.
Chez les Aztèques, le moine Bernardino de Sahagún décrit au XVIe siècle des dizaines de tamales vendus sur les marchés. Tous les huit ans, une fête, l'Atamalcualiztli, imposait sept jours de tamales « à l'eau », sans sel ni piment, pour laisser reposer le maïs. Les Espagnols ont ensuite apporté le porc et le saindoux, qui ont donné la pâte légère d'aujourd'hui.
Les cousins du tamal en Amérique latine
Le Mexique et le Guatemala partagent la même tradition. Le Venezuela a les hallacas, servies au réveillon de Noël. La Colombie a son tamal en feuille de bijao, la Bolivie, le Pérou et le Chili leurs humitas, au maïs frais. Le Salvador et le Costa Rica, où l'on organise des tamaleadas en famille à Noël, ont aussi les leurs.
Où acheter feuilles de maïs et masa en France
Les deux ingrédients introuvables en supermarché sont les feuilles de maïs séchées et la farine de maïs nixtamalisé. Les épiceries latino en vendent, en boutique et en ligne. Prix relevés le 28 octobre 2026 :
| Produit | Boutique | Prix |
|---|---|---|
| Hojas de maíz, 60 feuilles | Latino Market (Paris) | 11,00 € |
| Feuilles de maïs totomoxtle, 240 g | Aztek Comptoir Mexicain (Toulouse) | 16,00 € |
| Harina para tamal, 500 g | Latino Market | 3,60 € |
| Maseca, 1 kg | Latino Market | 4,80 € |
| Farine de maïs blanc bio nixtamalisé, 500 g | Aztek Comptoir Mexicain | 3,50 € (en promotion) |
| Farine de maïs nixtamalisé pour tamales | Aztek Comptoir Mexicain | 6,90 €, en rupture le 28/10 |
| Tamal cuit, à l'unité | Aztek Comptoir Mexicain | 6,50 € |
- Pour 20 tamales, un paquet de 60 feuilles et deux sachets de 500 g de harina para tamal suffisent, soit un peu moins de 20 € d'ingrédients spécifiques.
- Masa harina ou harina para tamal ? La seconde est moulue plus grossièrement et donne une pâte plus légère. La Maseca classique, faite pour les tortillas, marche très bien aussi.
- Feuilles de bananier : elles se trouvent surgelées dans les épiceries asiatiques et africaines. Passez-les quelques secondes à la flamme ou dans l'eau bouillante pour les assouplir.
- Piments guajillo et ancho : dans les mêmes épiceries latino, à côté des farines.
Feuilles de maïs et farine de maïs nixtamalisé se trouvent aussi sur Amazon, avec des prix plus variables : comparez au poids et vérifiez que la farine est bien nixtamalisée.
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Questions fréquentes sur les tamales
Liens partenaires : réserver ou acheter via ces liens ne change rien au prix et soutient le site. Sources : Wikipédia (articles « Tamal » en français et en espagnol), Excélsior (recette de la masa, 28 janvier 2026, et temps de cuisson), N+ (2 février 2023), UnoTV, Generación Universitaria (UNAM, 1er février 2023), Chilango (origine de la guajolota, 13 juin 2022), bulletin n° 148 de la mairie de Coyoacán (1er février 2026), sites de Latino Market et d'Aztek Comptoir Mexicain, consultés le 28 octobre 2026.
