Rue commerçante de Puebla au Mexique avec des enseignes en espagnol
Langues

Quelles langues parle-t-on au Mexique ?

L'espagnol partout, 68 langues indigènes reconnues et 7,4 millions de locuteurs. La carte État par État, chiffres du recensement 2020.

Au Mexique, on parle espagnol. C'est la langue commune de tout le pays, même si aucune loi n'en fait la langue officielle. À côté, l'État reconnaît 68 langues indigènes, parlées par 7,4 millions de personnes au dernier recensement, surtout dans le Sud. Voici où on les parle, lesquelles vous entendrez en voyage, et ce que ça change pour vous.

L'essentiel · recensement INEGI 2020

  • Espagnol : langue de fait, sans statut officiel dans la Constitution.
  • 68 langues indigènes au catalogue de l'INALI, en 11 familles et 364 variantes.
  • 7 364 645 locuteurs de 3 ans et plus, soit 6,1 % de la population.
  • 865 972 ne parlent pas espagnol, dont près de la moitié au Chiapas.
  • Nahuatl en tête (1,65 million), puis maya yucatèque et tseltal.

Quelle langue parle-t-on au Mexique ?

L'espagnol, qu'on appelle ici español ou castellano. Il sert à l'administration, à l'école, à la télévision, au commerce, et plus de 99 % des habitants le parlent, en langue maternelle ou en seconde langue. Avec plus de 126 millions d'habitants, le Mexique est le premier pays hispanophone du monde, loin devant l'Espagne.

Ce qui surprend : l'espagnol n'est pas langue officielle. La Constitution n'en désigne aucune. La loi générale des droits linguistiques des peuples indigènes, publiée au Journal officiel le 13 mars 2003, a fait de l'espagnol et des langues indigènes des langues nationales, avec la même validité juridique. Sur le papier, un habitant peut donc s'adresser à l'administration en zapotèque ou en maya. Dans les faits, les traducteurs manquent, en particulier devant les tribunaux et à l'hôpital.

Cette même loi a créé l'INALI, l'institut national des langues indigènes. Son catalogue, publié au Journal officiel du 14 janvier 2008, fait toujours référence : 11 familles linguistiques, 68 agrupaciones (ce qu'on appelle couramment les « 68 langues ») et 364 variantes. Ce dernier chiffre compte : deux variantes du zapotèque peuvent être aussi éloignées que le français et le roumain, et leurs locuteurs ne se comprennent pas forcément. D'où les chiffres qui circulent sur « 69 langues nationales » (l'espagnol plus les 68) ou « plus de 300 langues » (les variantes).

Carte des langues indigènes par État

La carte part des tableaux du recensement INEGI 2020, État par État. Par défaut, elle montre la part des habitants de 3 ans et plus qui parlent une langue indigène. Le menu permet d'afficher une seule langue et de voir où vivent ses locuteurs.

Carte des 32 entités du Mexique colorées selon la part de la population qui parle une langue indigène, ou selon le nombre de locuteurs d'une langue choisie. Source : INEGI, recensement 2020.
Part des 3 ans et plusmoins de 1 %1 à 3 %3 à 10 %10 à 20 %20 % et plus

Oaxaca

Survolez ou touchez un autre État

Locuteurs

1 221 555

Part des 3 ans +

31,2 %

Sans espagnol

134 111

Langues les plus parlées sur place

  • Zapotèque420 324
  • Mixtèque267 221
  • Mazatèque170 155
  • Mixe118 882
  • Chinantèque110 971

Source : INEGI, Censo de Población y Vivienda 2020, population de 3 ans et plus (7 364 645locuteurs d'une langue indigène dans le pays).

Le contraste nord-sud saute aux yeux. Oaxaca (31,2 %), Chiapas (28,2 %), Yucatán (23,7 %) et Guerrero (15,5 %) concentrent à eux quatre la moitié des locuteurs du pays. À l'inverse, Guanajuato, Aguascalientes et Coahuila plafonnent à 0,2 %. Le Nord n'est pas vide pour autant : le Chihuahua compte 86 033 locuteurs de rarámuri, dans la Sierra Tarahumara, et le Sonora garde le mayo et le yaqui.

La carte montre aussi l'exode rural. La ville de Mexico compte 125 153 locuteurs de langues indigènes, l'État de Mexico 417 603 (le mazahua et l'otomi y sont chez eux, mais pas seulement), et le Nuevo León 77 945, dont 44 977 parlent nahuatl, venus pour la plupart de la Huasteca. En Basse-Californie, la première langue indigène est le mixtèque, parlé par des familles venues d'Oaxaca et du Guerrero pour travailler dans les grandes exploitations agricoles.

Les 67 langues indigènes comptées par l'INEGI

Le recensement compte séparément 67 des 68 langues du catalogue. La soixante-huitième, le ku'ahl de Basse-Californie, n'a pas de ligne à part. Le tableau se filtre par famille ou par État. La colonne « sans espagnol » donne la part des locuteurs qui ne parlent que leur langue, et c'est le meilleur indicateur de la vitalité d'une langue.

LangueFamilleLocuteursSans espagnolOù surtout
NahuatlYuto-nahua1 651 9587 %Puebla, Veracruz, Hidalgo
Maya yucatèqueMaya774 7554 %Yucatán, Quintana Roo, Campeche
TseltalMaya589 14428 %Chiapas, Quintana Roo, Tabasco
TsotsilMaya550 27432 %Chiapas, Quintana Roo, Basse-Californie
MixtèqueOto-mangue526 59316 %Oaxaca, Guerrero, État de Mexico
ZapotèqueOto-mangue490 8456 %Oaxaca, Veracruz, État de Mexico
OtomiOto-mangue298 8613 %Hidalgo, État de Mexico, Querétaro
TotonaqueTotonaco-tepehua256 3449 %Veracruz, Puebla, État de Mexico
Ch’olMaya254 71516 %Chiapas, Tabasco, Campeche
MazatèqueOto-mangue237 21212 %Oaxaca, État de Mexico, Puebla
Huastèque (tének)Maya168 7294 %San Luis Potosí, Veracruz, Nuevo León
MazahuaOto-mangue153 7972 %État de Mexico, Mexico (CDMX), Michoacán

Classées par nombre de locuteurs. INEGI, recensement 2020, 3 ans et plus. Familles : catalogue INALI.

Deux familles dominent. La famille oto-mangue, la plus diversifiée (zapotèque, mixtèque, mazatèque, otomi, chinantèque…), occupe le centre et Oaxaca. La famille maya (celle de la civilisation maya) va du Yucatán au Chiapas, avec une vingtaine de langues, dont certaines, comme le q'anjob'al, le chuj ou l'akateko, sont surtout arrivées avec les réfugiés guatémaltèques des années 1980. Le nahuatl appartient, lui, à la famille yuto-nahua, qui remonte jusqu'au Sonora et au sud-ouest des États-Unis.

En bas du tableau, les chiffres deviennent inquiétants : 20 langues ont moins de 1 000 locuteurs. L'ayapanèque, au Tabasco, n'en compte plus que 71. Le kiliwa 76, le kickapoo 63, l'awakateko 20. Pour ces langues, chaque recensement ressemble à un compte à rebours.

Nahuatl, maya, zapotèque : les grandes langues indigènes

Le nahuatl, la langue des Aztèques

1 651 958 locuteurs, soit 22,4 % de tous les locuteurs de langues indigènes. C'était la langue de Tenochtitlan et la langue de communication de l'empire mexica. Aujourd'hui, elle reste la langue indigène dominante dans quinze États, avec ses plus gros effectifs à Puebla (453 162), au Veracruz (365 915), en Hidalgo (234 450), au Guerrero et à San Luis Potosí. On l'entend dans la Sierra Norte de Puebla, autour de Cuetzalan, et dans la Huasteca. Le nahuatl moderne compte une trentaine de variantes, et un locuteur de la Huasteca ne comprend pas toujours celui du Guerrero.

Le maya yucatèque, la langue de la péninsule

774 755 locuteurs, dont 519 167 dans l'État du Yucatán : près d'un habitant sur quatre y parle maya. C'est la langue indigène la plus présente dans la vie quotidienne d'une région touristique. Vous l'entendrez au marché de Mérida, dans les villages autour de Valladolid et jusque dans les cuisines des hôtels de la Riviera Maya, où beaucoup d'employés viennent de l'intérieur de la péninsule. Autre particularité : seuls 4 % de ses locuteurs ne parlent pas espagnol. Le maya est donc très vivant, mais presque toujours doublé de l'espagnol.

Femme maya âgée en huipil blanc brodé devant le couvent jaune d'Izamal, au Yucatán
À Izamal, comme dans une grande partie du Yucatán, le maya reste la langue des anciens et souvent celle de la maison.

Tseltal et tsotsil, les langues des Hautes Terres du Chiapas

589 144 locuteurs de tseltal et 550 274 de tsotsil, presque tous au Chiapas. Ce sont les deux langues indigènes où la part de monolingues est la plus forte : 32 % des locuteurs de tsotsil et 28 % des locuteurs de tseltal ne parlent pas espagnol. Dans les communautés autour de San Cristóbal de las Casas, comme San Juan Chamula ou Zinacantán, c'est la langue de la rue, du marché et de l'église. Le ch'ol, troisième langue de l'État (210 771 locuteurs), domine vers Palenque.

Femmes indigènes en jupe de laine noire et rebozo dans une rue de San Cristóbal de las Casas, au Chiapas
À San Cristóbal, on entend autant le tsotsil et le tseltal que l'espagnol.

Mixtèque et zapotèque, les langues d'Oaxaca

Oaxaca est l'État le plus multilingue du pays : 1 221 555 locuteurs, près d'un habitant sur trois. Le zapotèque (490 845 locuteurs, dont 420 324 à Oaxaca) se parle dans les Valles Centrales, la Sierra Norte et l'isthme de Tehuantepec, où Juchitán en a fait une langue de radio, de poésie et de politique. Le mixtèque (526 593) domine la Mixteca, à cheval sur Oaxaca, Guerrero et Puebla. Tous deux sont des langues à tons : la même syllabe change de sens selon qu'elle monte ou descend. Oaxaca abrite aussi le mazatèque, le mixe, le chinantèque, le chatino, le triqui et une dizaine d'autres.

Otomi, totonaque, purépecha et les autres

L'otomi (298 861) se parle en Hidalgo, dans l'État de Mexico et à Querétaro. Le totonaque (256 344) occupe le nord du Veracruz et de Puebla, autour du site d'El Tajín et de Papantla. Le purépecha, que le recensement appelle encore tarasco (142 459), est la langue du lac de Pátzcuaro, au Michoacán. Plus au nord-ouest, le huichol (wixárika) et le cora se partagent la Sierra entre Nayarit et Jalisco.

Où entendre les langues indigènes en voyage

Pas besoin de partir loin des circuits. Voici les endroits où un voyageur les entend sans chercher, et les quelques mots qui font sourire à tous les coups.

OùLangueCe qu'on y entend
San Cristóbal, Chamula, ZinacantánTsotsil, tseltalLe marché municipal, la place de Chamula le dimanche, les vendeuses du centre
Mérida, Valladolid, villages du YucatánMaya yucatèqueLes marchés, les colectivos, les conversations des anciens sur les places
Tlacolula, Teotitlán del Valle (Oaxaca)ZapotèqueLe marché du dimanche à Tlacolula, les ateliers de tissage de Teotitlán
Juchitán, isthme de TehuantepecZapotèque de l'isthmeLe marché, les fêtes (velas) et la radio locale
Cuetzalan, Sierra Norte de PueblaNahuatl, totonaqueLe tianguis du dimanche, l'un des plus vivants du pays
Pátzcuaro et le lac (Michoacán)PurépechaLes îles du lac, surtout autour de la fête des morts
Creel, Barrancas del Cobre (Chihuahua)RarámuriLes familles qui vendent leur artisanat le long du train El Chepe

Quatre mots qui font toujours plaisir

  • Bix a beel ? (maya) : comment vas-tu ? Réponse : ma'alob, bien.
  • Dios bo'otik (maya) : merci.
  • Tlazohcamati (nahuatl) : merci.
  • Kolaval (tsotsil) : merci.

Un conseil de bon sens : dans les communautés du Chiapas, demandez avant de photographier, et ne sortez jamais l'appareil dans l'église de San Juan Chamula, où c'est interdit. Le reste des usages, de la politesse aux rituels, se trouve dans notre guide de la culture mexicaine.

Les mots nahuatl que vous utilisez déjà en français

Les Espagnols ont découvert au Mexique des aliments, des plantes et des animaux qu'ils n'avaient pas de mots pour nommer. Ils ont pris ceux du nahuatl, et l'espagnol les a transmis au reste de l'Europe. Le suffixe -tl, impossible à prononcer pour un Castillan, est souvent devenu -te : tomatl a donné tomate, coyotl coyote.

tomate ← tomatl

passé par l'espagnol tomate, attesté en français en 1598

chocolat ← xocolātl

l'étymologie « eau amère » est la version traditionnelle, discutée par les linguistes

avocat (le fruit) ← āhuacatl

via l'espagnol aguacate puis l'anglais avocado

guacamole ← āhuacamolli

littéralement la sauce d'avocat

cacahuète ← tlālcacahuatl

le « cacao de terre », via l'espagnol du Mexique cacahuate

coyote ← coyōtl

via l'espagnol, en français depuis le XIXᵉ siècle

ocelot ← ōcēlōtl

qui désignait en nahuatl le jaguar

axolotl ← āxōlōtl

la petite salamandre des canaux de Xochimilco

chipotle ← chīlli + pōctli

le piment fumé

mole ← mōlli

la sauce, de Puebla à Oaxaca

nopal ← nohpalli

la raquette du figuier de Barbarie

mezcal ← mexcalli

l'agave cuit, puis l'alcool qu'on en tire

peyotl ← peyōtl

le cactus rituel des Huichols

copal ← copalli

la résine qu'on brûle sur les autels des morts

chicle ← tzictli

la gomme du sapotillier, ancêtre du chewing-gum

quetzal ← quetzalli

la plume longue et brillante, puis l'oiseau

L'espagnol du Mexique en a gardé bien plus. Au marché, on achète des elotes (épis de maïs), un guajolote (dindon) pour le mole, on grignote des chapulines (sauterelles grillées) et on fait ses courses au tianguis, le marché ambulant. Les noms de lieux aussi : México vient de Mēxihco, et tout ce qui finit en -tlan (lieu de) ou -tepec (colline de) est nahuatl, de Mazatlán à Chapultepec. La cuisine en est pleine, comme on le voit dans notre guide de la cuisine mexicaine.

Parle-t-on anglais au Mexique ? Et français ?

L'anglais est parlé, mais beaucoup moins qu'on ne l'imagine. L'indice de compétence en anglais EF EPI classe le Mexique 103ᵉ des pays évalués, avec un score de 440 qui le place dans la catégorie la plus basse. Le même classement donne une idée de la carte : Monterrey, Culiacán ou Playa del Carmen s'en sortent bien, Mexico et une bonne partie du centre beaucoup moins.

  • Là où l'anglais suffit : les hôtels et restaurants de Cancún, de la Riviera Maya, de Los Cabos et de Puerto Vallarta, les agences d'excursions, les aéroports internationaux.
  • Là où il dépanne : les quartiers aisés de Mexico, les villes du Nord proches des États-Unis, San Miguel de Allende et sa communauté de retraités américains.
  • Là où il ne sert à rien : les marchés, les bus de deuxième classe, les taxis, les administrations, les villages, et à peu près tout le Chiapas, Oaxaca et l'intérieur du Yucatán.

Le français, lui, reste confidentiel. Il vit dans le réseau des Alliances françaises, au lycée franco-mexicain de Mexico et dans la communauté française de Mexico, Playa del Carmen ou Mérida. Ne comptez pas dessus : quelques phrases d'espagnol vous ouvriront plus de portes que n'importe quelle autre langue.

L'espagnol du Mexique, et faut-il le parler ?

L'espagnol mexicain passe pour l'un des plus faciles à comprendre : débit posé, consonnes bien prononcées, pas de vosotros. Il a ses mots à lui (carro pour la voiture, platicar pour discuter), ses tournures polies (¿mande? pour faire répéter) et son célèbre ahorita, qui peut vouloir dire tout de suite comme dans deux heures. Les différences avec l'espagnol d'Espagne, les mexicanismes utiles et les jurons à éviter sont détaillés dans notre guide pour apprendre l'espagnol du Mexique, avec les écoles sur place et leurs tarifs.

Pour deux semaines entre Cancún et Tulum, l'anglais et quelques formules suffisent. Dès que vous sortez des zones touristiques, et à plus forte raison si vous comptez vivre au Mexique, l'espagnol devient indispensable : bail, banque, médecin, voisins, tout se fait en espagnol. Les Mexicains sont très indulgents avec ceux qui essaient, même mal.

Questions fréquentes sur les langues du Mexique

Le Mexique n'a pas de langue officielle inscrite dans sa Constitution. L'espagnol en tient lieu dans les faits : c'est la langue de l'administration, de l'école, de la justice et des médias. Depuis la loi générale des droits linguistiques des peuples indigènes publiée le 13 mars 2003, l'espagnol et les langues indigènes sont tous des langues nationales, avec la même validité juridique.

L'espagnol, de très loin : c'est la langue commune de tout le pays, et le Mexique est le premier pays hispanophone du monde par sa population. Parmi les langues indigènes, la première est le nahuatl, avec 1 651 958 locuteurs de 3 ans et plus au recensement INEGI de 2020, devant le maya yucatèque (774 755) et le tseltal (589 144).

Non. Le Mexique est hispanophone ; le portugais est la langue du Brésil. La confusion vient souvent de là. Le portugais n'apparaît au Mexique que chez les résidents brésiliens et dans quelques cursus universitaires.

865 972 personnes de 3 ans et plus, selon le recensement de 2020, ne parlent qu'une langue indigène. Cela représente environ 12 % des locuteurs de langues indigènes et moins de 1 % de la population. Près de la moitié vivent au Chiapas (397 179), où le tsotsil et le tseltal comptent les plus fortes proportions de monolingues du pays.

Oui, la lengua de señas mexicana (LSM). Elle est reconnue comme langue nationale par la législation sur les personnes handicapées depuis 2005 et n'a rien à voir avec la langue des signes française ou espagnole. La péninsule du Yucatán a aussi sa propre langue des signes, née dans des villages mayas.

Très peu. On le rencontre dans les Alliances françaises, au lycée franco-mexicain de Mexico, dans quelques agences et hôtels haut de gamme, et dans la communauté française installée à Mexico, Playa del Carmen ou Mérida. Au quotidien, il ne sert à rien : l'espagnol est indispensable et l'anglais ne dépanne que dans les zones touristiques.

6,1 % de la population de 3 ans et plus, soit 7 364 645 personnes au recensement de 2020. La proportion baisse (6,6 % en 2010) alors que le nombre de locuteurs augmente de 451 000. Elle dépasse 30 % dans l'État d'Oaxaca et tombe à 0,3 % ou moins dans quatre États du Nord et du Bajío (Zacatecas, Guanajuato, Aguascalientes, Coahuila).

Sources : INEGI, Censo de Población y Vivienda 2020 (tabulados « Etnicidad » et communiqué 430/22) ; INALI, Catálogo de las Lenguas Indígenas Nacionales (DOF, 14 janvier 2008) ; EF English Proficiency Index. Page mise à jour le 21 septembre 2026.

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