Fiscalité au Mexique pour les expatriés
Pilier fiscalité

Fiscalité au Mexique : le guide de l'expatrié

Résidence fiscale, impôt sur le revenu, convention France-Mexique : comprendre sa situation fiscale quand on vit au Mexique.

La fiscalité au Mexique fait partie des sujets qui font peur avant le départ, et qui se révèlent souvent plus simples qu'on ne l'imaginait. L'essentiel tient en quelques notions : la résidence fiscale, l'impôt sur le revenu mexicain (l'ISR) et la convention qui évite la double imposition avec la France. Ce guide en donne une vue d'ensemble claire, pensée pour les expatriés francophones.

Informations générales, pas un conseil fiscal personnalisé

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et évolue chaque année. Ce guide donne des repères, pas des conseils sur mesure. Pour votre cas, consultez un conseiller fiscal et, au Mexique, un contador (comptable).

Êtes-vous résident fiscal au Mexique ?

Tout part de là, car c'est la résidence fiscale qui détermine où vous êtes imposé. Au Mexique, le critère principal n'est pas un nombre de jours mais le foyer permanent (casa habitación) : si votre logement habituel est au Mexique, vous y êtes en principe résident fiscal.

Si vous gardez aussi un foyer en France, c'est le centre des intérêts vitaux qui tranche : on regarde d'où provient l'essentiel de vos revenus et où se situe le cœur de votre vie professionnelle. Devenir résident fiscal mexicain signifie déclarer ses revenus mondiaux au Mexique, tout en appliquant la convention pour éviter la double imposition.

L'impôt sur le revenu (ISR) au Mexique

L'équivalent de notre impôt sur le revenu s'appelle l'ISR (Impuesto Sobre la Renta). Il est progressif : plus le revenu est élevé, plus le taux grimpe, jusqu'à environ 35 % pour les tranches les plus hautes. Pour beaucoup d'expatriés aux revenus modérés, le taux effectif reste raisonnable.

Les salariés sont prélevés à la source par l'employeur. Les indépendants et les titulaires de revenus divers (loyers, activités) déclarent et paient eux-mêmes. À côté de l'ISR, on croise aussi l'IVA (la TVA mexicaine, 16 %), qui concerne surtout ceux qui facturent une activité.

La convention fiscale France-Mexique

C'est la pièce maîtresse. La convention fiscale franco-mexicaine répartit le droit d'imposer entre les deux pays, afin qu'un même revenu ne soit pas taxé deux fois. Selon le type de revenu, il est imposé dans l'un, dans l'autre, ou dans les deux avec un crédit d'impôt qui annule la double charge.

Quelques grands principes : les revenus immobiliers sont imposés là où se trouve le bien ; les salaires, là où l'activité est exercée ; les pensions suivent des règles spécifiques selon qu'elles sont privées ou publiques. L'idée à retenir : la double imposition est évitée, mais le détail dépend de votre situation.

RFC et déclaration au SAT

Côté pratique, tout passe par le SAT (l'administration fiscale). Pour être en règle, il faut un RFC (numéro fiscal), puis déposer une déclaration annuelle (en principe en avril pour les particuliers). Les salariés, eux, sont prélevés à la source.

Notre conseil : ne jouez pas au comptable amateur. Un contador local coûte peu et vous évite bien des erreurs, surtout la première année. C'est l'investissement le plus rentable de votre installation fiscale.

Pensions et revenus locatifs

Deux cas reviennent souvent. Les pensions de retraite : leur imposition dépend de leur nature (privée ou publique) et de la convention. C'est un sujet à part entière, traité dans notre guide retraite au Mexique.

Les revenus locatifs : un bien loué en France reste imposé en France ; un bien loué au Mexique est imposé au Mexique. Si vous investissez sur place, notre guide immobilier au Mexique aborde l'achat et le fideicomiso. Pour le budget global, direction le coût de la vie.

Convertir ses montants (peso ↔ euro)

Barèmes, loyers, seuils de revenus : tout se raisonne en pesos. Pour passer rapidement du peso à l'euro (et inversement) avec un taux à jour, utilisez notre outil dédié.

Convertisseur peso / euro

Taux de référence à jour et table de conversion, pour estimer vos montants en un coup d'œil.

Ouvrir le convertisseur →

Questions fréquentes

Vous êtes considéré comme résident fiscal au Mexique si vous y avez votre foyer permanent (casa habitación). Si vous avez un foyer dans les deux pays, c'est le centre de vos intérêts vitaux qui tranche : on regarde notamment d'où provient l'essentiel de vos revenus et où se trouve le cœur de votre activité. Ce sont des informations générales : votre situation exacte mérite l'avis d'un conseiller.

Non, c'est justement le rôle de la convention fiscale franco-mexicaine : elle répartit le droit d'imposer entre les deux pays pour qu'un même revenu ne soit pas taxé deux fois, via des mécanismes d'exonération ou de crédit d'impôt. La règle varie selon le type de revenu (salaire, pension, loyers). À vérifier pour votre cas précis.

Les résidents s'enregistrent auprès du SAT (l'administration fiscale) et obtiennent un RFC. Les salariés sont prélevés à la source par leur employeur ; les indépendants et la plupart des résidents déposent une déclaration annuelle (en principe en avril). Un comptable local (contador) est vivement conseillé pour s'y retrouver.

Sur le même thème