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Pilier fiscalité

Fiscalité de l'expatrié français au Mexique : le guide 2026

Où vous êtes imposé, sur quoi, et combien : la convention France-Mexique article par article et le barème ISR 2026 officiel, avec son simulateur.

Un Français qui s'installe au Mexique y devient imposable sur ses revenus mondiaux, au barème de l'ISR, de 1,92 % à 35 %. La convention fiscale France-Mexique décide ensuite qui taxe quoi : la retraite du privé part au Mexique, la retraite de fonctionnaire et les loyers d'un bien français restent en France. Voici les règles, les chiffres 2026 et un simulateur pour votre cas.

Barème ISR 2026

1,92 à 35 %

11 tranches, sur les revenus mondiaux des résidents

Retraite du privé

Mexique

seulement (art. 18) ; fonctionnaires : France (art. 19)

Loyers en France

20 % + 17,2 %

taux minimum et prélèvements sociaux, hors EEE

Informations générales, pas un conseil fiscal personnalisé

Les règles citées ici viennent des textes officiels (convention fiscale, loi mexicaine de l'ISR, annexe 8 de la Résolution miscellanée fiscale 2026, impots.gouv.fr), vérifiés le 21 septembre 2026. Votre situation dépend de détails (patrimoine, famille, dates) qu'aucune page ne peut trancher : faites valider par un conseiller fiscal en France et un contador au Mexique.

Résident fiscal au Mexique, en France, ou les deux ?

Tout part de là. Chaque pays applique d'abord sa propre loi, et les deux peuvent vous considérer comme résident la même année. La convention sert alors d'arbitre.

Ce que dit la loi mexicaine

L'article 9 du Code fiscal fédéral fait de vous un résident dès que vous avez établi votre casa habitación, votre logement habituel, au Mexique. Si vous avez aussi un logement dans un autre pays, vous restez résident mexicain si le Mexique est le centre de vos intérêts vitaux, c'est-à-dire si plus de 50 % de vos revenus de l'année y ont leur source, ou si votre activité professionnelle principale s'y trouve.

Aucun seuil de jours dans ce texte : la « règle des 183 jours » que l'on lit partout ne vient pas de la loi mexicaine pour les personnes physiques. Elle apparaît seulement dans la convention, pour des cas précis (salariés détachés, indépendants). Autre point peu connu : quand vous quittez le Mexique pour de bon, vous devez déposer un avis de changement de résidence au SAT au plus tard dans les 15 jours qui précèdent le départ.

Ce que dit la loi française

La France vous garde comme résident si l'un seulement des critères de l'article 4 B du Code général des impôts est rempli : foyer ou lieu de séjour principal en France, activité professionnelle principale en France, ou centre de vos intérêts économiques en France. Un salarié qui part au Mexique en laissant conjoint et enfants à Lyon reste en général résident français.

Quand les deux vous réclament

L'article 4 de la convention tranche dans cet ordre : le pays où vous avez un foyer d'habitation permanent, puis, si vous en avez un dans les deux, celui où se trouve le centre de vos intérêts vitaux (liens personnels et économiques), puis celui où vous séjournez habituellement, puis votre nationalité. Le piège classique : garder sa maison en France « au cas où », meublée et disponible. C'est un foyer permanent, et le débat se déplace sur les intérêts vitaux, où la France a souvent de bons arguments. Louée à l'année, elle cesse en revanche d'être à votre disposition.

Pour prouver votre résidence mexicaine auprès d'une caisse de retraite ou d'une banque française, le SAT délivre une constancia de residencia para efectos fiscales. Il vous faut pour cela un RFC actif.

La convention fiscale France-Mexique : qui taxe quoi

La convention a été signée à Mexico le 7 novembre 1991 et publiée par le décret n° 93-285 du 1er mars 1993. Elle est toujours en vigueur, modifiée depuis le 1er juillet 2023, côté mexicain, par la convention multilatérale de l'OCDE, qui y ajoute une clause anti-abus. Le texte consolidé est en ligne sur impots.gouv.fr. Voici ce qu'il prévoit pour un résident du Mexique, revenu par revenu.

Vous êtes résident fiscal au Mexique : qui taxe quoi ?

Choisissez un revenu. La réponse vient du texte de la convention, article par article.

Imposé au MexiqueConvention, Art. 18

Les pensions versées au titre d'un emploi antérieur ne sont imposables que dans l'État de résidence. Cela vise la retraite de base (CNAV, MSA, SSI) comme les complémentaires Agirc-Arrco : la notice 2041-E les classe « non imposables en France » pour un résident du Mexique.

Concrètement : Envoyez à chaque caisse une attestation de résidence fiscale mexicaine pour qu'elle cesse la retenue à la source. Au Mexique, la pension est un revenu de l'étranger soumis au barème, avec en principe des acomptes mensuels à verser vous-même, puisque personne ne retient l'ISR à la source.

Convention du 7 novembre 1991, modifiée par la convention multilatérale de l'OCDE (en vigueur pour le Mexique depuis le 1er juillet 2023). Tableau des pensions : annexe 1 de la notice 2041-E 2026. La convention n'a pas d'article « autres revenus » : un revenu qu'elle ne vise pas suit le droit de chaque pays.

Comment la double imposition est évitée

Quand les deux pays ont le droit de taxer (loyers ou plus-value d'un bien en France, dividendes), c'est l'État de résidence qui corrige. Pour un résident du Mexique, l'article 21 prévoit que le Mexique déduise de son impôt l'impôt payé en France, dans la limite de l'impôt mexicain dû sur ce même revenu. Si la France a prélevé plus que ce que le Mexique aurait demandé, la différence est perdue.

Pour un résident de France qui touche des revenus du Mexique, c'est l'inverse : la France les intègre au calcul mais accorde un crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant, ce qui revient à ne les faire compter que pour fixer le taux.

Le point 15 du protocole, à connaître

Le protocole de la convention prévoit que, sous réserve d'un accord entre les administrations, chaque pays garde le droit d'imposer un revenu attribué à l'autre si cet autre pays ne l'impose pas effectivement. Autrement dit : une retraite privée que vous ne déclarez pas au Mexique n'est pas une retraite exonérée partout. Déclarer au SAT est aussi ce qui protège votre exonération en France.

Successions : pas de convention

La France et le Mexique n'ont signé qu'une convention sur les impôts sur le revenu. Pour les successions, chaque pays applique sa loi. Le Mexique n'a pas de droits de succession au sens français. La France taxe les biens situés en France quel que soit le domicile, et tout le patrimoine mondial si le défunt était domicilié en France, ou si l'héritier y est domicilié et l'a été au moins six ans sur les dix dernières années. Un appartement parisien transmis entre deux résidents du Mexique reste donc taxé en France.

L'impôt sur le revenu mexicain (ISR) : le barème 2026

L'ISR (impuesto sobre la renta) des personnes physiques se calcule sur l'année civile avec le barème de l'article 152 de la loi. Pour 2026, le SAT l'a publié dans l'annexe 8 de la Résolution miscellanée fiscale, au Journal officiel (DOF) du 28 décembre 2025. Les seuils ont été relevés de 13,21 %, pour compenser l'inflation accumulée depuis la précédente actualisation.

La mécanique diffère un peu du barème français : chaque tranche affiche une cuota fija (l'impôt déjà dû sur les tranches inférieures) et un taux appliqué à ce qui dépasse la limite basse de la tranche.

Revenu annuel imposable (MXN)Cuota fija (MXN)Taux sur l'excédent
0,01 à 10 135,110,001,92 %
10 135,12 à 86 022,11194,596,40 %
86 022,12 à 151 176,195 051,3710,88 %
151 176,20 à 175 735,6612 140,1316,00 %
175 735,67 à 210 403,6916 069,6417,92 %
210 403,70 à 424 353,9722 282,1421,36 %
424 353,98 à 668 840,1467 981,9223,52 %
668 840,15 à 1 276 925,98125 485,0730,00 %
1 276 925,99 à 1 702 567,97307 910,8132,00 %
1 702 567,98 à 5 107 703,92444 116,2334,00 %
Plus de 5 107 703,931 601 862,4635,00 %

Source : Anexo 8 de la RMF 2026, tarifa del artículo 152 de la LISR, DOF du 28 décembre 2025.

Deux exemples tirés de ce barème. Un salaire de 480 000 pesos par an tombe dans la tranche à 23,52 % et supporte 81 070pesos d'ISR, soit un taux moyen de 16,9 %. Une retraite privée de 360 000 pesos par an paie 54 236 pesos, soit 15,1 %, sans prélèvements sociaux en plus.

Déductions, acomptes et déclaration d'avril

  • Déductions personnelles : frais médicaux et dentaires, assurance santé, intérêts réels d'un crédit immobilier, frais d'obsèques, dons. Chacune exige une facture CFDI à votre RFC et un paiement électronique. Le total est plafonné au plus bas de 5 UMA annuelles (213 973 pesos en 2026) ou 15 % de vos revenus.
  • Acomptes : le salarié est prélevé chaque mois par l'employeur. Si vos revenus viennent de l'étranger (pension, salaire d'une entreprise sans établissement au Mexique), personne ne retient l'ISR : c'est à vous de le verser au plus tard le 17 du mois suivant.
  • Déclaration annuelle : en avril de l'année suivante. Un salarié qui ne touche que son salaire et des intérêts, pour moins de 400 000pesos, peut s'en dispenser. C'est souvent la déclaration qui déclenche un remboursement, grâce aux déductions.

Simulez votre ISR 2026

Saisissez votre revenu brut imposable au Mexique, en euros par mois (converti au taux du jour) ou en pesos par an. Le calcul applique le barème officiel ci-dessus, tranche par tranche, et compare avec le RESICO si vous êtes indépendant.

Simulateur ISR 2026, barème officiel

Pour un résident fiscal mexicain. Saisissez un revenu brut imposable au Mexique : salaire, ou retraite privée française.

Votre revenu

Frais médicaux, intérêts d'emprunt immobilier, assurance santé, avec facture CFDI.

MXN
Voir le barème annuel 2026 complet
De (MXN)À (MXN)Cuota fijaTaux sur l'excédent
0,0110 135,110,001,9 %
10 135,1286 022,11194,596,4 %
86 022,12151 176,195 051,3710,9 %
151 176,20175 735,6612 140,1316,0 %
175 735,67210 403,6916 069,6417,9 %
210 403,70424 353,9722 282,1421,4 %
424 353,98668 840,1467 981,9223,5 %
668 840,151 276 925,98125 485,0730,0 %
1 276 925,991 702 567,97307 910,8132,0 %
1 702 567,985 107 703,92444 116,2334,0 %
5 107 703,93et au-delà1 601 862,4635,0 %

Ordre de grandeur, pas un avis fiscal. Barème : Anexo 8 de la RMF 2026, tarifa del artículo 152 de la LISR, DOF du 28 décembre 2025. UMA 2026 : 42 794,64MXN par an (INEGI). Le calcul ignore les cotisations IMSS, le subsidio para el empleo, les revenus exonérés et l'impôt déjà payé en France. Votre contador fera le calcul réel.

Les tours du Paseo de la Reforma à Mexico, dont la Torre BBVA et la Torre Reforma, quartier des affaires de la capitale
Paseo de la Reforma, à Mexico : le quartier des sièges sociaux, et de beaucoup de cabinets de contadores.

Retraites françaises : où sont-elles imposées ?

C'est la question qui revient le plus, et la réponse est nette dans la convention. La notice officielle 2041-E de 2026, qui liste pays par pays les pensions imposables en France, classe ainsi le Mexique : pensions publiques, oui ; pensions privées, non ; pensions de sécurité sociale, non.

Votre pensionImposéeCe qu'il faut faire
Régime général (CNAV), MSA, indépendantsAu Mexique seulementAttestation de résidence à la caisse, déclaration au SAT
Complémentaires Agirc-ArrcoAu Mexique seulementIdem, une attestation par caisse
Fonctionnaire d'État, territorial, hospitalierEn France seulementRetenue à la source des non-résidents, déclaration au SIPNR
Carrière mixteChaque pension selon sa natureDemander à chaque caisse la nature exacte de la pension

En pratique, tant que votre caisse ne sait pas que vous êtes résident fiscal mexicain, elle continue de prélever de l'impôt français. Le formulaire 5000 est le justificatif de résidence prévu pour appliquer une convention : un cadre doit être rempli par l'administration fiscale étrangère, et le SAT peut aussi délivrer sa propre constancia de résidence. Côté prélèvements sociaux, un non-résident ne paie plus de CSG ni de CRDS sur sa pension ; une cotisation d'assurance maladie reste due s'il garde une couverture maladie française.

Côté mexicain, attention à une idée reçue : l'exonération de l'article 93 de la loi de l'ISR vise les pensions issues des régimes mexicains (IMSS, ISSSTE). Le texte ne parle pas des pensions étrangères : lu à la lettre, une retraite française est imposable au barème dès le premier peso. Certains contadores défendent une lecture plus favorable ; demandez au vôtre comment il la déclare, et sur quel fondement. Le budget, les visas et les villes pour les retraités sont détaillés dans notre guide prendre sa retraite au Mexique.

Loyers et biens en France : ce que vous paierez

Un appartement loué en France reste imposable en France (article 6 de la convention). Une fois non-résident, vous le déclarez en ligne au service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), avec deux particularités :

  • un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable et de 30 % au-delà (seuil des revenus 2025), sauf si vous démontrez que votre taux moyen sur vos revenus mondiaux serait plus bas ;
  • des prélèvements sociaux de 17,2 % sur les revenus fonciers : la réduction à 7,5 % est réservée aux personnes affiliées à la sécurité sociale d'un pays de l'Espace économique européen ou de la Suisse, ce que n'est pas le Mexique.

Exemple : 10 000 € de loyers nus par an, au micro-foncier (abattement de 30 %), donnent 7 000 € imposables. À 20 %, cela fait 1 400 € d'impôt, plus 1 204 € de prélèvements sociaux : 2 604 €. Au Mexique, ces loyers entrent dans vos revenus mondiaux, et l'impôt français sur le revenu vient en déduction de l'ISR correspondant. Rien ne garantit en revanche que le SAT accepte les prélèvements sociaux en crédit : c'est à valider avec votre contador.

La plus-value d'un bien français se paie aussi en France, prélevée par le notaire à la vente. Et le patrimoine immobilier français au-dessus de 1,3 million d'euros reste soumis à l'IFI, même depuis le Mexique. Pour un achat sur place, notre guide immobilier au Mexique détaille le fideicomiso, le notaire et la location.

L'année du départ : la déclaration à ne pas rater

Vous partez en année N ? Vous déclarez au printemps N+1, en ligne, et impots.gouv.fr prévoit deux formulaires :

  • la 2042 habituelle, avec tous vos revenus du 1er janvier à la date du départ (les revenus de source étrangère de cette période passent par la 2047) ;
  • la 2042-NR, avec seulement vos revenus de source française imposables en France, de la date du départ au 31 décembre.

Signalez votre nouvelle adresse dans votre espace particulier dès le départ, prévenez votre employeur et chaque caisse de retraite. Votre ancien centre des finances publiques traite cette déclaration, puis votre dossier passe automatiquement au SIPNR si vous gardez des revenus imposables en France. Sinon, indiquez-le clairement dans la rubrique des renseignements complémentaires.

Deux oublis coûtent cher. Le compte bancaire ouvert au Mexique avant la date de départ doit figurer sur le formulaire 3916 des comptes à l'étranger de cette dernière déclaration de résident. Et si vous détenez plus de 800 000 € de titres, ou au moins 50 % d'une société, l'exit tax sur les plus-values latentes peut s'appliquer : à étudier avant de partir, pas après.

Vous vivez en France avec des revenus au Mexique

Cas inverse, fréquent chez les propriétaires d'un appartement sur la Riviera Maya. Le Mexique taxe ses non-résidents à la source, sur le brut, sans déduction :

Revenu de source mexicaineImpôt au Mexique (non-résident)
Loyers d'un bien au Mexique25 % des loyers bruts (art. 158 LISR)
Vente d'un bien au Mexique25 % du prix de vente brut, ou 35 % de la plus-value avec un représentant au Mexique (art. 160 LISR)
Salaire pour un travail au MexiqueExonéré jusqu'à 125 900pesos par an, 15 % jusqu'à 1 000 000 pesos, 30 % au-delà (art. 154 LISR)

En France, ces revenus sont pris en compte pour fixer votre taux d'imposition, mais la convention vous accorde un crédit égal à l'impôt français correspondant : ils ne sont pas taxés une seconde fois. Il faut les déclarer (formulaire 2047), comme le compte bancaire mexicain sur le 3916. Pour encaisser les loyers et facturer, un RFC de non-résident est nécessaire : la marche à suivre est sur notre page RFC et CURP.

IVA et impôts du quotidien

L'IVA, la TVA mexicaine, est de 16 %. Un décret d'incitation, renouvelé régulièrement, la ramène à 8 % dans les communes frontalières du nord et du sud pour les entreprises inscrites. Elle ne concerne l'expatrié que s'il facture : un freelance déclare l'IVA chaque mois, et les services exportés, utilisés par un client à l'étranger, peuvent être facturés à 0 % sous conditions. La location d'un logement nu est exonérée d'IVA, la location meublée ou de courte durée ne l'est pas.

Pour le reste : le predial (taxe foncière municipale, faible comparée à la France), un impôt sur l'hébergement fixé par chaque État pour les locations touristiques, et laVisiTAX au Quintana Roo pour les visiteurs étrangers. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune au Mexique.

Vos démarches, dans l'ordre

Rien de ce qui précède ne marche sans un RFC, et presque tout se raisonne en pesos. Voici les pages pour passer à l'action.

Faut-il un contador ? Pour un salarié mexicain classique, rarement. Dès que vous cumulez une pension française, des loyers et un compte à l'étranger, oui : il fait les acomptes mensuels, la déclaration d'avril et vous évite les amendes du SAT, qui tombent vite sur les déclarations oubliées.

Questions fréquentes sur la fiscalité au Mexique

Dès que vous y avez établi votre logement habituel (casa habitación), selon l'article 9 du Code fiscal fédéral. Si vous gardez aussi un logement ailleurs, vous êtes résident mexicain quand le Mexique est le centre de vos intérêts vitaux : plus de 50 % de vos revenus de l'année y ont leur source, ou votre activité professionnelle principale s'y trouve. Contrairement à une idée répandue, la loi mexicaine ne fixe aucune règle des 183 jours pour les personnes physiques.

En principe non. La convention fiscale du 7 novembre 1991 répartit le droit d'imposer : retraite du privé au Mexique, retraite de fonctionnaire en France, loyers d'un bien français en France. Quand les deux pays peuvent taxer, l'État de résidence déduit l'impôt payé dans l'autre. La vraie zone de risque est la succession : il n'existe pas de convention France-Mexique sur les successions.

L'ISR suit un barème progressif de 11 tranches, de 1,92 % à 35 %, publié par le SAT dans l'annexe 8 de la Résolution miscellanée fiscale 2026 (DOF du 28 décembre 2025). Les seuils ont été relevés de 13,21 % par rapport au barème précédent. Le taux de 35 % ne s'applique qu'au-delà de 5,1 millions de pesos de revenu annuel imposable.

Une retraite du privé (régime général, Agirc-Arrco, MSA, indépendants) versée à un résident fiscal mexicain n'est imposable qu'au Mexique (article 18 de la convention). Une retraite de fonctionnaire, versée par l'État, une collectivité ou un hôpital public, n'est imposable qu'en France (article 19). Avec une carrière mixte, vous avez donc souvent un pied dans chaque pays.

Oui, si vous gardez des revenus de source française imposables en France : loyers, retraite publique, plus-value immobilière. Vous déclarez alors en ligne au service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), au taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € (revenus 2025) et 30 % au-delà, ou à votre taux moyen s'il est plus bas. Si vous n'avez plus aucun revenu imposable en France, vous l'indiquez sur la déclaration de l'année du départ.

Avec un RFC et un accès au portail du SAT (contraseña ou e.firma). Les salariés sont prélevés à la source par l'employeur ; les indépendants, les bailleurs et ceux qui touchent des revenus de l'étranger versent des acomptes le 17 de chaque mois. La déclaration annuelle se dépose en avril de l'année suivante. Un salarié qui ne gagne que son salaire, sous 400 000 pesos et avec un seul employeur, peut s'en dispenser.

Non. Le Mexique impose ses résidents sur leurs revenus mondiaux, avec un barème qui monte à 35 %. Pour un revenu moyen, l'impôt reste souvent plus léger qu'en France, sans prélèvements sociaux à 17,2 %, et le RESICO taxe les petits indépendants à 1 à 2,5 % de leur chiffre. Mais quitter la France ne suffit pas : il faut réellement devenir résident mexicain, et le prouver.

Sources : convention fiscale France-Mexique du 7 novembre 1991 et sa version consolidée avec la convention multilatérale (impots.gouv.fr), BOI-INT-CVB-MEX, notice 2041-E 2026, pages non-résidents d'impots.gouv.fr, annexe 8 de la RMF 2026 (DOF 28/12/2025), UMA 2026 (INEGI, DOF 09/01/2026), loi de l'ISR (art. 93, 96, 150, 151, 152, 154, 158, 160) et Code fiscal fédéral (art. 9). Consultés le 21 septembre 2026.

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